La prévalence du VIH/Sida au Cameroun a chuté de manière significative en une décennie. Mais derrière cette avancée statistique, les défis humains et structurels restent entiers.
Le ministère de la Santé publique, en collaboration avec le Comité national de lutte contre le Sida, a publié des chiffres qui marquent une avancée : la prévalence du VIH/Sida est passée de 5,5 % en 2004 à 4,3 % en 2011, pour atteindre 2,7 % en 2015. Cette baisse est le fruit d’une mobilisation multisectorielle, d’une amélioration des campagnes de sensibilisation et d’un accès élargi aux traitements antirétroviraux.
Mais les chiffres ne racontent pas tout. Dans les zones rurales, l’accès aux soins reste limité. Les jeunes, les femmes et les personnes
marginalisées continuent de porter le poids de la maladie, souvent dans le silence. Le combat ne se résume plus à la prévention : il s’agit désormais de garantir une prise en charge globale, humaine et équitable.
Le recul du VIH/Sida est une étape, pas une fin. Le Cameroun doit poursuivre ses efforts, renforcer les politiques de santé publique et surtout, écouter les voix de celles et ceux qui vivent avec le virus.



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