Le Cameroun est en état d’alerte. Alors que l’épidémie de Mpox, anciennement appelée variole du singe gagne du terrain et s’étend à de nouvelles régions, les autorités sanitaires affinent leur stratégie. Le 3 février 2026, au Centre de Coordination des Opérations d’Urgence de Santé Publique (CCOUSP) à Yaoundé et par visioconférence, les acteurs de la riposte ont tenu la deuxième réunion de coordination du Système de Gestion de l’Incident (SGI). Une rencontre cruciale pour mesurer l’efficacité des premières actions, ajuster les priorités et renforcer la vigilance face à une maladie dont la dynamique inquiète.
Le suivi des recommandations de la première réunion a montré une mise en œuvre globalement satisfaisante. Le Plan d’Actions Intégré, désormais finalisé et partagé, s’impose comme la boussole stratégique de la réponse. En parallèle, plusieurs chantiers avancent : validation d’un document d’évaluation rapide des risques pour les personnels de santé de première ligne, intensification de la communication des risques en partenariat avec l’UNICEF et intégration des Postes de Santé aux Frontières dans le dispositif national.
21 cas confirmés depuis Novembre 2025
Sur le plan épidémiologique, les données du 27 janvier au 2 février 2026 font état de 14 nouveaux cas suspects dont 6 confirmés, portant à 21 le nombre cumulé de cas confirmés depuis novembre 2025. Les régions du Centre et du Littoral restent les plus touchées, mais un fait marquant est venu bouleverser la cartographie : des opérations de retesting menées par le Laboratoire National de Santé Publique ont requalifié plusieurs cas, entraînant l’entrée de la Région de l’Est dans la surveillance nationale. Cette évolution souligne l’urgence de renforcer la capacité diagnostique et la vigilance.
La riposte se veut multisectorielle, mobilisant communication, laboratoire, logistique et planification dans une approche intégrée. Mais les défis persistent : manque d’intrants pour la prise en charge dans certains districts, réticence de patients lors du listage des contacts, et nécessité d’intensifier la sensibilisation en milieu scolaire après la détection de cas chez des élèves.



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