À l’occasion de la Journée Africaine de Lutte contre le Faux Médicament, le Ministre de la Santé Publique, Dr Malachie Manaouda, a lancé un appel solennel à la mobilisation nationale. Pour lui, la victoire contre ce fléau dépend de la vigilance de chaque citoyen.
Sous le thème « Faux médicaments : un danger, une menace réelle », la cérémonie organisée à Yaoundé a pris des allures d’alerte nationale. Le Ministre a rappelé avec gravité : « Le faux médicament ne soigne pas, il tue. Il détruit l’espoir et compromet nos efforts de développement. »
Une lutte multisectorielle

Le MINSANTÉ a insisté sur le caractère collectif de cette bataille, qui mobilise désormais la santé, la justice, la sécurité, les douanes, l’ANTIC et plusieurs partenaires techniques. Depuis 2020, plus de 8,6 milliards de francs CFA de médicaments contrefaits ont été saisis, des dizaines de circuits illicites démantelés et la surveillance des frontières ainsi que des plateformes numériques renforcée. « Les trafiquants se réinventent sans cesse. La vigilance doit rester notre meilleure arme. »
Les pharmaciens interpellés
Le Ministre a adressé un message direct à l’Ordre national des pharmaciens, les invitant à jouer pleinement leur rôle de rempart contre les produits de la rue et les dérives du commerce illicite. « J’attends de l’Ordre un engagement fort et visible. Protéger la santé, c’est aussi protéger la confiance du citoyen envers le médicament. »
Chaque citoyen, un acteur clé
Au-delà des institutions, Dr Manaouda a surtout interpellé les citoyens : « Nous devons tous être des agents de vigilance. Refusons les médicaments de la rue et rendons-nous uniquement dans les officines agréées. »
Ce réflexe simple mais vital doit devenir un acte citoyen : acheter en pharmacie, c’est se protéger, mais aussi soutenir la traçabilité et la sécurité du système sanitaire national.
Un engagement collectif
Le Ministre a réaffirmé l’engagement du Cameroun à poursuivre, aux côtés des États africains et des organisations internationales, cette lutte sans relâche contre un commerce qui tue en silence.« Ensemble: Gouvernement, professionnels de santé, société civile et citoyens, nous pouvons vaincre ce fléau. Contrefaire un médicament, c’est contrefaire la vie. »



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