Alors que le Cameroun traverse une crise post-électorale marquée par des tensions politiques, une décision inattendue du Ministère de la Santé Publique vient bousculer l’actualité : la baisse officielle des prix du Viagra, médicament utilisé dans le traitement des troubles de l’érection.
Le communiqué, signé par le ministre Dr. Manaouda Malachie et daté du 3 novembre 2025, annonce une réduction significative des prix de plusieurs présentations du Viagra, produit par le laboratoire Viatris. Les nouveaux tarifs, allant de 19 199 FCFA TTC pour 4 comprimés de 50 mg à 55 199 FCFA TTC pour 8 comprimés de 100 mg, suscitent des réactions contrastées dans l’opinion publique.
Une décision technique dans un climat politique tendu
Selon le ministère, cette mesure s’inscrit dans une logique de régulation du marché pharmaceutique et d’amélioration de l’accessibilité aux médicaments essentiels. Pourtant, le timing interroge : elle survient quelques jours après la présidentielle du 12 octobre, dont les résultats contestés ont plongé le pays dans une atmosphère de méfiance et de polarisation.
Dans les rues de Yaoundé et Douala, certains citoyens y voient une tentative de détournement de l’attention, tandis que d’autres saluent une mesure concrète dans un contexte où les prix des médicaments restent hors de portée pour une majorité.
Réactions et controverses
Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent. “On baisse le prix du Viagra pendant que les hôpitaux manquent de kits de dialyse”, écrit un internaute. “C’est peut-être le moment de redonner de la vigueur à la République”, ironise un autre.
Du côté des professionnels de santé, certains saluent une avancée dans la régulation pharmaceutique, tandis que d’autres regrettent l’absence de mesures similaires pour les médicaments contre le diabète, l’hypertension ou les pathologies chroniques.



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