Ce 22 Octobre, des formations sanitaires de Douala a reçu une visite inattendue… mais pas anodine. Tel un médecin venu ausculter ses patients sans prévenir, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a effectué une série de descentes inopinées dans plusieurs structures sanitaires de la capitale économique. Objectif : prendre le pouls du terrain, écouter les symptômes, poser un diagnostic et prescrire un premier traitement.

Plateforme de Diagnostic Médical de Douala
Le ministre commence son parcours par une structure emblématique : la Plateforme de Diagnostic Médical, inaugurée en 2018. Équipée d’un plateau technique moderne, elle représente le cœur technologique du diagnostic à Douala. Le Dr Manaouda inspecte les équipements, interroge les responsables, et relève quelques dysfonctionnements : maintenance irrégulière, gestion perfectible du matériel biomédical. Verdict : des progrès, mais un suivi thérapeutique nécessaire.
Centre de santé “La Grâce” – un cas de non-conformité
Ici, le ministre découvre une anomalie administrative : le centre fonctionne sans autorisation officielle. Plutôt que de prescrire une sanction, il recommande une mise en conformité rapide, avec l’appui du Délégué régional. « Accompagner plutôt que punir », insiste-t-il, à condition que les règles soient respectées. Une ordonnance bienveillante, mais ferme.
Hôpital de District de Deido: patient en convalescence
Dernier arrêt, et bonne surprise : l’Hôpital de District de Deido affiche une santé encourageante. Les témoignages des patients sont positifs, le personnel est disponible, la prise en charge rapide. Le Ministre félicite les équipes et recommande de poursuivre le traitement : rigueur, accueil, performance.
Une médecine de terrain
À travers cette tournée, le Dr Manaouda Malachie réaffirme sa méthode : observer, écouter, comprendre, agir. Il s’agit là, d’une gouvernance au chevet des réalités. « Je préfère voir moi-même, dialoguer et trouver les bonnes thérapies », confie-t-il.
En choisissant Douala pour ce check-up sanitaire, le Dr Manaouda rappelle que la santé publique ne se pilote pas depuis un bureau, mais se soigne sur le terrain. Entre rigueur et proximité, il incarne une médecine politique à visage humain, où chaque structure est un patient à écouter, à soutenir, et à guérir.



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