Au Cameroun, la mortalité néonatale reste préoccupante. Sur 1000 naissances vivantes, environ 25 nouveau‑nés ne survivent pas, soit plus du double de l’Objectif de Développement Durable (ODD) qui fixe à 12 décès pour 1000 d’ici 2030. Parmi ces décès, près de 3 sur 10 concernent des prématurés, révélant l’urgence d’une réponse adaptée.
Pour améliorer les chances de survie des bébés nés avant terme, l’Organisation mondiale de la Santé recommande la Méthode Mère‑Kangourou (MMK). Cette approche simple, à faible coût et à fort impact, consiste à maintenir le contact peau‑à‑peau entre la mère et son enfant, favorisant la chaleur, l’allaitement et le lien affectif.
Dans cette optique, le Ministère de la Santé publique, à travers la Direction de la Santé Familiale (DSF) et avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (l’UNICEF), a organisé du 24 au 27 mars 2026 un atelier réunissant pédiatres, néonatologistes, communicateurs et responsables techniques. Les participants ont conçu une documentation adaptée et des outils de communication pour promouvoir la MMK à grande échelle.
Plaidoyer
Les travaux ont abouti à un portefeuille de 14 activités prioritaires, articulées autour de quatre axes stratégiques. Parmi les livrables figurent un guide d’interview standardisé pour les médias, un kit de plaidoyer destiné aux décideurs et des messages essentiels pour sensibiliser les familles et les professionnels de santé.
Cet atelier marque une étape clé vers une réponse nationale à la prématurité, en prélude au Mois de la Prématurité prévu en novembre 2026.



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