Selon le Bulletin Épidémiologique national, l’AVC représente 85 cas pour 100 000 consultations médicales, avec une mortalité hospitalière de 60 décès pour 1 000. Ces données, rendues publiques lors de la Journée mondiale de lutte contre l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), célébrée le 29 octobre 2025 à l’Hôpital Central de Yaoundé, révèlent une réalité brutale : l’AVC est devenu l’un des visages les plus meurtriers de la santé publique au Cameroun. À l’échelle mondiale, il est la deuxième cause de mortalité et la troisième cause d’invalidité. Ces chiffres traduisent une pression croissante sur les structures sanitaires, mais aussi une faible sensibilisation des populations aux signes d’alerte et aux facteurs de risque.
Réformes engagées, défis persistants
Présidée par le ministre de la Santé Publique, Dr MANAOUDA Malachie, la commémoration a permis de rappeler les efforts entrepris sous l’impulsion du Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA : renforcement des plateaux techniques hospitaliers, intégration du dépistage de l’hypertension et du diabète dans les soins primaires, et promotion de la réhabilitation post-AVC.
Mais les défis restent entiers : prévention insuffisante, accès difficile aux soins spécialisés, manque de structures de réinsertion, et surtout, arrivée tardive des patients à l’hôpital.
La conférence scientifique tenue à l’Hôpital Central a permis aux professionnels de santé d’échanger sur les stratégies de prise en charge rapide, les protocoles de réinsertion, et les moyens de bâtir un système de santé plus résilient, centré sur la qualité de vie des patients. « Tout AVC évité ou pris en charge rapidement est une victoire pour la personne, la famille et la société », a conclu le Dr MANAOUDA Malachie.



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