Professeur Essomba, vous venez de superviser la 19ᵉ greffe du rein à l’Hôpital Général de Yaoundé. Que représente cette réussite pour le Cameroun ?
C’est une victoire nationale. Elle démontre que le Cameroun dispose désormais de toutes les compétences pour réaliser des transplantations rénales sur son propre sol. Il n’est plus nécessaire d’envisager des évacuations sanitaires à l’étranger pour ce type d’intervention.
Cette opération a été menée par des spécialistes locaux. Que pouvez-vous nous dire sur l’équipe médicale ?
Les équipes sont entièrement camerounaises. Elles ont déjà réalisé huit cas de transplantation rénale et disposent aujourd’hui d’une expérience avérée. Leur engagement, leur rigueur et leur professionnalisme sont exemplaires et méritent d’être salués.
D’où proviennent les reins greffés ?
Dans ce cas précis, le rein a été donné par une mère à son fils. Le don vivant reste la principale source d’organes pour la transplantation rénale au Cameroun. Mais avec la loi sur le don d’organes désormais effective, nous souhaitons intensifier la sensibilisation afin d’élargir le vivier de donneurs et sauver davantage de vies.
Quel est l’état de santé des patients après l’opération ?
Le receveur et la donneuse se portent bien. Les résultats sont très encourageants et nous exprimons notre entière satisfaction face à cette évolution favorable.
Quelles sont les prochaines étapes pour renforcer cette dynamique ?
Nous allons intensifier la transplantation rénale afin de soulager les nombreux Camerounais souffrant d’insuffisance rénale chronique. C’est une priorité nationale qui traduit notre volonté de bâtir un système de santé autonome et performant.
Propos recuillis par la rédaction



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