Le 26 janvier 2026, l’Hôpital Général de Yaoundé a franchi une nouvelle étape dans l’histoire médicale du Cameroun en réussissant sa 19ᵉ greffe du rein. Cette opération, menée par une équipe exclusivement camerounaise, confirme la montée en puissance des compétences locales dans le domaine de la transplantation rénale.
L’origine des reins donnés
La greffe a été rendue possible grâce à la générosité d’une mère qui a donné l’un de ses reins à son fils. Ce geste illustre l’importance du don vivant, qui demeure la principale source de reins transplantés au Cameroun. Contrairement à certains pays où les prélèvements sur donneurs décédés sont fréquents, le Cameroun s’appuie surtout sur la solidarité familiale et le don volontaire de proches compatibles.
Une opération maîtrisée par des experts locaux
Sous la direction du Professeur Noël Emmanuel Essomba, Directeur général de l’Hôpital Général de Yaoundé, l’équipe chirurgicale a mené l’intervention en environ quatre heures. Les résultats post-opératoires sont jugés satisfaisants, confirmant la maîtrise technique des spécialistes camerounais et la capacité du pays à réaliser des greffes complexes sans recours systématique à l’étranger.
La réussite de cette greffe contribue à réduire les évacuations sanitaires, puisque les patients n’ont plus besoin d’être envoyés à l’étranger pour bénéficier d’une transplantation rénale. Elle renforce les capacités locales et démontre l’autonomie croissante du système de santé camerounais. Elle représente enfin un espoir concret pour les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.
Les défis à relever
La disponibilité des organes reste limitée, ce qui freine la cadence des greffes. La sensibilisation au don d’organes doit être intensifiée pour élargir le vivier de donneurs. L’encadrement juridique et éthique doit également être renforcé afin d’institutionnaliser la pratique et garantir la transparence.
Une victoire pour la médecine camerounaise
La 19ᵉ greffe du rein réalisée à l’Hôpital Général de Yaoundé est une victoire médicale et humaine. Elle démontre que le Cameroun dispose désormais des compétences nécessaires pour offrir des soins de pointe et sauver des vies grâce à la transplantation rénale.



No Comment! Be the first one.