Le 19 novembre 2025, l’Hôpital Général de Yaoundé (HGY) s’est transformé en véritable champ d’innovation médicale. Sous la houlette du Pr Jérôme BOOMBHI, Cardiologue Rythmologue et Chef du Département de Médecine et Spécialités, un atelier inédit a réuni cardiologues, néphrologues et étudiants autour d’un ennemi commun : l’hypertension artérielle (HTA).
Une bataille silencieuse
L’HTA est une maladie discrète mais redoutable. Elle touche 1,28 milliard de personnes dans le monde, dont près de 30 % des adultes africains. Au Cameroun, un quart de la population adulte vit avec cette condition, souvent sans le savoir. Les complications – infarctus, AVC, insuffisance rénale – en font l’une des principales causes de mortalité évitable.
Face à ce constat, les médecins de l’HGY ont choisi de renforcer leurs armes : diagnostic plus précis, suivi rigoureux, protocoles thérapeutiques adaptés et surtout, éducation thérapeutique pour aider les patients à devenir acteurs de leur santé.
Des voix engagées
Pour le Pr Jérôme BOOMBHI, « la prise en charge de l’HTA nécessite une approche globale et multidisciplinaire, impliquant les professionnels de santé, les patients et leurs familles ». Le Dr Hermann TSAGUE, cardiologue, insiste : « L’éducation thérapeutique est essentielle pour aider les patients à comprendre leur maladie et à adopter des comportements sains ».
Ces paroles traduisent une conviction : la médecine ne se limite pas aux prescriptions, elle est aussi une pédagogie et une alliance avec les patients.
Un hôpital en mouvement
Sous la supervision du Pr Noël Emmanuel ESSOMBA, Directeur Général de l’HGY, l’atelier a permis de transformer la salle de formation en un véritable laboratoire d’avenir. Les médecins y ont partagé leurs expériences, les étudiants ont appris de leurs aînés, et tous ont pris conscience que la lutte contre l’HTA est une course de fond qui exige constance et innovation.

À Yaoundé, l’atelier sur l’hypertension artérielle n’a pas seulement renforcé des compétences. Il a rappelé que derrière chaque chiffre de prévalence se cache une vie à protéger. Et que dans cette bataille silencieuse, l’Hôpital Général de Yaoundé veut être plus qu’un lieu de soins : un centre de résistance et d’espérance contre l’un des plus grands fléaux de santé publique en Afrique.



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