Il y a quelques jours, la descente inopinée du Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, à l’Hôpital de District de Mfou avait révélé, sous les cris des habitants, un quotidien marqué par l’absence de direction, la désorganisation du personnel et des infrastructures dégradées. Les doléances des populations – manque de toilettes, absence de personnel le soir, locaux insalubres – avaient mis en lumière une crise de gouvernance sanitaire.
Face à ce constat alarmant, le ministre avait promis des mesures immédiates pour restaurer la confiance et améliorer la qualité des soins. Ces engagements trouvent aujourd’hui leur prolongement dans les décisions de nomination intérimaire rendues publiques : À Mfou, Hamidou Yacoubou est nommé Directeur par intérim de l’Hôpital de District, cumulativement avec ses fonctions de Chef de District. À Mbalmayo, Dr Ze Pierre Arsène, précédemment en service à la Direction des Ressources Humaines, prend les rênes de l’Hôpital de District en remplacement de Pierre Claude Tsoungui Atangana, suspendu de ses fonctions.
Une réponse concrète aux cris des habitants
Ces nominations ne sont pas de simples actes administratifs : elles traduisent une volonté de corriger les dysfonctionnements dénoncés par les populations et d’assurer une présence effective de responsables capables de réorganiser les services.
La mobilisation des habitants de Mfou a joué un rôle déterminant. Leur parole a mis en lumière les manquements et accéléré la prise de décision.
À Mbalmayo, la suspension du directeur en place et la nomination d’un médecin expérimenté visent à éviter que les mêmes dérives ne s’installent. La démarche du ministère montre une volonté de prévenir la dégradation des services et de renforcer la confiance des usagers.
En liant les réalités de Mfou et de Mbalmayo, le Ministère de la Santé Publique envoie un signal fort : la voix des populations et la rigueur administrative doivent converger pour garantir des soins de qualité.



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